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Ces frères que Toulouse n'a pas oubliés |
...Il y a ces frères qui nous ont précédés, dont le nom, les livres et l'histoire nous rappellent, quelle fut leur présence et leur action, dans cette ville de Toulouse et sa région... et il y a ceux qui nous ont quittés trop vite et trop récemment pour que les toulousains ne s'en souviennent...
Pour les avoir connus, travaillés avec eux, avoir apprécié leur présence et leur action...nous avons pensé, avec quelques uns de leurs amis, rassembler ici quelques souvenirs, que nous serons tous heureux de retrouver :
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Un jeudi 1er Mars 2007, en tout début d'après midi, notre petite chapelle de la rue d'Aquitaine rassemblait de nombreux amis, dont certains avaient été obligés de laisser leur travail, pour être présents. Des mamans, des grand-mères, des tertiaires, venus d'un peu partout . . .pour un dernier "À Dieu ..!" Ses frères étaient là aussi. . . comment dissimuler la peine de ne plus avoir auprès d'eux ce confrère agréable et souriant, toujours de bonne humeur et au service de tous. Il serait difficile de se souvenir du nombre de fraternités capucines qui l'ont eu pour "Gardien"..! Perpignan, Carcassonne, Cognac, Toulouse, où il animera, un temps les "frères de la rue". |
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Mais Assise était sa patrie..! Greccio . . . cette grotte à flanc de montagne où François avait inventé la Crèche .. . . .qui pourrait dire le nombre de retraites-pèlerinages qu'il organisa en direction d'Assise..? . . une trentaine, pour le moins . . ! |
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La vie de François et de Claire l'avait émervéillé et changé sa vie ..! Aprés avoir été instituteur dans le Tarn et secrétaire-collaborateur du Bx. Père Daniel Brottier, c'est en avril 1936, qu'il se décide à venir frapper à la porte du noviciat des capucins de Carcassonne. Il fera profession le 6 mai 1937, sous le nom de frère Jean-Étienne.
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Ordonné prêtre le 3 juin 1944 au couvent de Toulouse. Il enseignera, tout d'abord à l'école Séraphique, repliée à Moissac...(zone libre..!). Il en deviendra le Directeur en 1946, lorsqu'elle revient à Bayonne. Secrétaire provincial à Toulouse de 1947 à 1952. Commence alors pour lui une activité qui marquera sa vie, accompagnant les nombreuses fraternités séculières du Tiers-Ordre... c'est avec elles que tant de fois il ira à Assise, cette patrie de François et de Claire. |
De 1950 à 1965, il participera à de nombreuses missions régionales, dans le cadre du C.P.M.I. En 1973, alors qu'il est Gardien de Carcassonne, il découvre le "Renouveau Charismatique", qui inspirera la suite de son ministère.
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Mais en 1982, pour répondre à un besoin de vie de prière plus intense, qu'il partage avec 3 autres frères..! il travaille à l'implantation d'une fraternité contemplative à Croix-Gente, lieu marial, prés de Montendre (Charente Maritime). Derrière la maison, une Grande chapelle avec |
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cette fresque, |
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le petit oratoire
de la fraternité, où le Père Marie Albert, se prépare Les frères demeureront à Montendre jusqu'en 1997, date de fermeture de la fraternité. Durant toute cette periode, il se rendait à Saintes chaque trimestre, animer une halte de prière, où durant un Week-end, il présentait diverses formes de prières, dans le cadre de la spiritualité franciscaine. Il fut l'accompagnateur spirituel de nombreuses personnes, et prêtre assistant d'une œuvre d'aide urgente à ceux qui sont dans le besoin. À Croix-Gente, se réunissait, un aprés-midi |
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par mois, un groupe de formation franciscaine. Revenu à Toulouse en 1998, il s'installe avec ses confrères à la maison rénovée de la rue d'Aquitaine... son grand âge ne l'empêche pas de répondre aux nombreuses demandes dont il est encore l'objet, dans le Tarn en particulier. 20 septembre 2005, ses neveux et nièces sont tout heureux |
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qu'il ait bien voulu répondre à leur invitation, de venir célébrer ses 92 ans, au milieu d'eux ... La maison est trop petite et c'est en pleine nature, qu'aura lieu le repas familial..! Tous les mercredis, jusqu'à la fin novembre 2006, il célèbrera la messe hebdomadaire des mamans et autres grand'mères. Un accident de santé l'obligera à rejoindre "Résidence du Parc de Rangueuil". C'est de là que, le 27 février 2007... à 94 ans passé, il est allé rejoindre tous ceux qu'il avait aimé et èvangélisé. |
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Le Père Ferdinand DEL CAMPO nous a quitté le 19 décembre2003, agé de 85 ans, aprés 27 ans passés d'Afrique, et prés de 25 ans à Toulouse. C'est en 1936 qu'il commence son noviciat au Couvent de Carcassonne, il poursuivra ses études à Bègles et à partir de 1940 à Toulouse. Ordonné prêtre en 1943, avec le frère Philippe, |
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il vivra avec lui et autres frères, les tragiques évènements de Toulouse, durant les années 43 - 44, au secours des blessés, affrontant, comme lui tous les risques. C'est avec lui que dés 1946 il part pour l'Afrique. C'est à Berbérati qu'il commencera sa vie missionnaire, apprenant la langue et il s’enfonce plus au Sud, dans la forêt tropicale à Nola et là il construit le poste de Nola au sommet d’une colline que nous appelons encore le Sinaî. |
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Par la suite, en1953, il sera affecté au nord de la R. de Centrafrique à Bocarang avant de rejoindre le Sud du Tchad, en 1955. Déjà, les confrères Capucins de Toulouse ont rejoint le Sud du Tchad, dans la région de Moundou. De 1956 à 1959, il est à Baibokoum, qui vient d’être fondé par le P. Fortunat. Lors de la création du Diocèse de Moundou, il sera le premier vicaire général de Mgr.Gaumain qui l'avait remarqué pour sa discrétion et son zèle pour la formation des catéchistes. Enfin aprés 12 années à Beinamar, il rentre en France en 1971, suite à un accident qui réclame soins et repos.
Le Collège St. Joseph des Frères des Écoles chrétiennes de Toulouse l'auront alors comme aumônier du primaire. De là, il ira souvent dans telle ou telle paroisse de la région rendre service. Mais en 1981, il est de retour dans le diocèse de Moundou à Benoye, son état de santé ne lui permet pas de continuer et il revient à Toulouse. Là il reprendra du service chez les Frères des Ecoles chrétiennes. (Nous sommes en attente de documents)
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Et c'est à Bayonne et à nouveau à Toulouse que notre frère
Ferdinand vivra ses dernières années. Le 6 Juin il vient à Bordeaux, avec le
P.Léonard fêter, avec les survivants..! ses 50 ans de sacerdoce. Fidèle à
Dieu et ...à la pelote basque - car Basque il était...! |
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Le Père Zacharie... Beaucoup ne le reconnaîtront pas sur cette photo prise au
lendemain de son ordination sacerdotale, Juin 1952.! |
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...mais il eut été fort surpris que ses réparties pleines de sagesse, d'humour et de gentillesse, figureraient un jour sur les FIORETTI des tziganes et gens du voyage..!
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"Nos petites fleurs", |
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... en effet si vous
consultez Google : "Père Zacharie"...vous les trouverez
http://perso.wanadoo.fr/cultures.tsiganes/st_maries/pelerinage_p8_fioretti.htm
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Lorsqu'on habille tout beau un petit enfant pour le jour de son baptême, rien n'est trop beau. Mais il arrive parfois que l'enfant bouge énergiquement et que son costume se modifie au fur et à mesure qu'avance la cérémonie! Les chaussures, par exemple, sont souvent baladeuses! C'est ainsi que pour le baptême de Rayler, kirvi, Kindy, s'est retrouvée avec, à la main les bottines qui avaient échappés au pieds du bébé. Pour ne pas les perdre, elle les gardait précieusement dans sa main. Et lorsque le rachail lui demanda si elle était d'accord pour être une bonne kirvi pour Rayler, elle répondit de bon cœur: "Et ben oui, hein!"
-"Eh bien, à
marcher!" - "Et ben oui,
hein !" ... Voilà tout était dit !
- "Où vas-tu
petit hérisson ? Oui, si tristes !
Zac n'est plus et ils sont frustrés il n'avait pas prévu ce départ, il
n'avait pas dit à chacun, avec sa plaisanterie habituelle, le mot qui
touchait au coeur ... |
Notre frère Zacharie a en effet consacré les vingt dernières années de sa vie, en grande partie, à la population tzigane. Jean François est né à Esquièze (65) en 1925. Aprés ses études secondaires, il est entré au noviciat des capucins en 1943. Frère Zacharie devenu, il est ordonné prêtre en 1952. Il fut d'abord aumonier des bateliers à Toulouse. Puis aprés quelques années de ministère à Perpignan, fut chargé de l'animation spirituelle de l'École Séraphique, petit séminaire des Capucins de Bayonne. Il participa ensuite à de nombreuses missions régionales, dans le cadre du CPMI, et exerça plusieurs charges dans son ordre, comme supérieur local à Toulouse, conseiller provincial et vice-Provincial. Il fut aussi assistant spirituel des fraternités laïques franciscaines. Mais c'est auprés de tziganes qu'il exercera son ministère principal. Il en devint l'aumônier diocésain et régional.
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... "Il en était plus que l'aumônier?, (écrit la "Dépêche de Toulouse" du 4 Juin 1991)....il en avait épousé les causes. D'abord militant puis Président de l'association "Tziganes Solidarité", ce capucin a oeuvré inlassablement pour que les gens du voyage obtiennent la reconnaissance de leur identité et de leurs droits. Il avait notamment mené un long combat pour qu'on leur accorde enfin des aires d'accueil qui leur faisait défaut dans l'agglomération toulousaine. |
Cette lutte, il l'avait entamée dans les années "70", obtenant la transformation du bidonville de Ginestous en un camp plus acceptable. Il avait été aussi à l'origine du camp de Martres. Quelques mois avant sa mort, il avait encore participé aux négociations avec les élus de Toulouse et de la banlieue, afin que de nouveaux emplacements soient aménagés pour les caravanes. Mieux que tous, il connaissait cette communauté dont il était le fidèle serviteur, aidant toutes les familles lorsqu'elles étaient dans le besoin. Sa disparition est aujourd'hui cruellement ressentie par tous, catholiques aussi bien qu'évangélistes, car il était pour tous: le Père Zacharie, un ami toujours disponible. C'est en majeure partie grâce à cet homme de grande bonté que les gens du voyage avaient réussi à se réunir au sein de leur propre association,"Goutte d'eau", qui fait désormais entendre leur voix..."
Ils sont venus nombreux lui rendre un dernier hommage à la chapelle des capucins, de jour comme de nuit ! Plus nombreux encore étaient-ils à l'église du Christ Roi, pour ce dernier À Dieu. Et si l'ensemble des toulousains ne se sentaient pas directement concernés, comment ne se seraient-ils pas interrogés, en voyant ces fourgons et caravanes insolites traverser leur ville, pour stationner où elles pouvaient. Ils étaient venus de partout.."C'était à eux de leur dire au revoir à ce capucin obstiné.
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Il baptisait mariait, appuyait les anciens, chargés déjà eux mêmes d'apaiser les tensions..."Alors une voix d'homme s'est cassée dans le micro. C'est qu'ils sont orphelins, commente la "Dépèche du 7 Juin", ça faisait si longtemps qu'armé de sa belle tranquillité franciscaine, secoué de jolis coups de gueule, quand il fallait protéger et défendre ses amis gitans, il sillonnait les camps, entrait dans les zones de parcage sauvage, où on l'appelait pour accompagner une vie qui s'ouvrait ou une autre qui se fermait. |
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Ces quelques lignes ...comme appel à témoins du webfrangin, il
n'était plus à Toulouse à ce moment et cela depuis longtemps... mais il sait
que ces quelques notes provoqueront bien des amis ! à y joindre leurs propres
souvenirs ...Merci ! ![]()
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frère |
Qui était-il ?
Il était... il nous a quitté au mois d'août 2003 !..
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....après un cancer et quelques mois de maladie. Il est né à Mazamet en 1936, est rentré très tôt, dans l'ordre des frères mineurs Capucins. Très doué pour le dessin - autodidacte - il suit quelques cours pour se familiariser avec les grands courants de l'histoire de l'art et de l'art d'aujourd'hui, et acquérir quelques techniques, enrichir ainsi sa palette. Sa vie de frère capucin et de prêtre a été marquée par son engagement en particulier auprès des jeunes travailleurs - JOC- Sa vie religieuse à la suite de François d'Assise le rendait, j'allais dire naturellement, proche des pauvres et des défavorisés. Jeune prêtre, il avait été profondément marqué, comme beaucoup d'entre nous, par le frère Benoît qui, lui aussi, nous a quitté beaucoup trop vite. |
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Le crayon du fr.Maurice
n'a pas eu besoin de sa présence pour en tracer le portrait.
Il le connaissait bien, pour avoir passé, déjà tant de temps à se
laisser conduire, à la découverte de ces petits et de ces humbles, que bien
longtemps avant lui, François avait rencontrés.
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"Le Père Benoît avait le sens de l'importance des petites choses, des "petits" faits, en révision de vie, écrivait Clémence, une militante, par exemple le souci de faire confiance en tout homme, dans la vie, nous apprenant à chercher inlassablement tout le positif qui s'y trouve à cause de l'action de l'Esprit. "Il avait un sens aigu de la dignité de l'homme et de la justice. Il croyait très fort dans la promotion du laîcat: "Ne soyez pas des clercs, mais des laïcs, disait-il souvent. Il aimait passionément le monde ouvrier. Il l'a servi à sa manière, effacée, mais très efficace; pas comme un militant, mais en vrai prêtre et religieux qu'il était, à sa vraie place dans la mission qui nous était commune..." |
- - - - - - - Père Benoît, un frère qui a marqué beaucoup de prêtres et de militants chrétiens de la région.Aumônier d'ACO et de JOC, frère Maurice a vécu presque toute sa vie dans la région toulousaine, sensible aux problèmes des banlieues, militant proche du mouvement ouvrier, avec un souci de l'homme intense.
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frère Maurice mettait souvent son talent au Ici
il participe à la lutte de tous ces travailleurs, |
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cf... www.tournesol.oui |
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Il a guidé des
générations de jeunes vers leur engagement d'adultes, les a soutenus dans leurs
luttes. Il était présent à la vie sociale et publique tout en assurant le
service d'une
paroisse.
Il a participé à la création d'un maison de jeunes à Villeneuve Tolosane, cherchant à sensibiliser les adultes et les politiques aux besoins spécifiques des jeunes.
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Il animait un atelier de peinture avec des jeunes en
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On aimerait vous
présenter ici quelques unes des œuvres du frère Maurice …
quelques unes seulement, car Maurice a beaucoup dessiné et peint.
Il n'était pas un " professionnel ", vraiment un amateur, généreux, peignant par plaisir. Il a beaucoup distribué ses tableaux, n'en a jamais fait un inventaire (depuis quelques années, il les photographiait quand il estimait qu'ils étaient terminés). Sa signature n'a pas toujours été la même.
Il a côtoyé des
créateurs de renom comme sociétaire aux " Artistes occitans " ou aux
" Artistes méridionaux ".En 1994, pour le 800ème anniversaire de
Sainte Claire, il réunit de nombreux artistes autour du thème " Spiritualité
et art "
Maurice écrivait beaucoup… des pages et des pages noircies de la vie
des hommes.
Ce n'était pas un
théoricien,
mais il ne pouvait s'empêcher de mettre par écrit les évènements et la
richesse de la vie de ceux qu'il rencontrait. Mais je crois que ce sont surtout
ses peintures qui lui ont permis d'exprimer sa pensée, ses engagements, ses
émotions, ses indignations…
On aimerait vous en
présenter quelques unes...
Ce que je peux dire, c'est qu'elles sont imprégnées de son militantisme
et de son engagement spirituel.
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Comme tout artiste, il pose et invite à poser un regard différent sur le quotidien, le regard contemplatif d'un homme, qui tout mêlé qu'il soit à la pâte humaine, prend du recul, voit de l'intérieur et fait jaillir des hommes et des évènements leur vérité profonde. |
Je l'ai connu, bien sûr, comme un frère ; ce qui m'a toujours frappé, c'est son émerveillement devant la vie, ravi de la beauté du monde et en même temps, quelqu'un de blessé devant la souffrance et l'injustice, prêt à mettre sa vie au service des plus déshérités.

Il aimait beaucoup son pays natal, la montagne noire…
Il a beaucoup peint sa ville de Toulouse

Il a toute une série sur le rugby. Étonnant de voir les
corps s'enrouler autour du ballon, au cours d'une mêlée...difficile même de
distinguer la photo du
daté du 3 Avril 2005, des tableaux du
fr.Maurice..!..Maurice n'était pas un inconnu pour cet hebdomadaire sportif,
qui lui consacra plusieurs articles.
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Mais je veux m'arrêter sur ses préoccupations, celles des dernières années. C'est assez caractéristique.Marqué par sa présence aux jeunes des banlieues, il fait toute une recherche sur les tags et les grafs.
Je voudrais vous citer quelques extraits de la présentation d'une expo qu'il a faite en 2003 sur le paysage urbain contemporain." Cette expo, dit-il, se veut une rencontre, un lieu d'échanges et d'approfondissement sur la décoration des villes et des lieux publics. Face au béton, matériau contemporain, facile, par lequel on répond à beaucoup de besoins, surtout les plus urgents : avoir une salle, des locaux, des terrains…
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Il semble que cette réponse immédiate aux besoins satisfasse notre société. Mais voilà que des questions de décoration sont constamment posées par les plus jeunes et ces " voyous " de graffeurs. La décoration serait elle trop chère ou superflue. On ne trouve plus d'artisans décorateurs originaires du lieu. |
On se sent donc obligé de confier les tâches de décoration à des artistes de renom qui viennent toujours d'ailleurs.
C'est un peu par rapport à ces questions que vous trouverez ces reproductions de céramiques et d'arabesques d'Ouzbékistan ou d'Iran, de mosquées ou de villes embellies par le travail d'artisans ou de confréries d'artisans qui se formaient pour décorer tous ces murs et ces lieux publics.
C'était donc un travail pour tout un peuple qui ensuite était fier de ses œuvres et de leur ville. C'est une question qui pourrait nous être renvoyée aujourd'hui : comment décorer nos villes, nos centres urbains pour que tout le monde s'y sente bien et s'y reconnaisse.
Je dis tout le monde.
Le vivre ensemble, le lien social dans la ville est donc aussi porté par la décoration et le travail qu'elle donnerait à ces ouvriers qui se reconnaîtraient alors dans la beauté d'un travail bien fait.
"Et il explique ensuite comment cette question lui est venue par sa proximité avec des jeunes taggeurs :
" J'ai été en lien avec des " acharnés " de cette culture urbaine plus ou moins rebelle et underground.
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C'est par eux que j'ai pu suivre un peu ce monde souterrain de nos villes, c'est grâce à leurs albums photos que j'ai pu exprimer quelque chose de cette ambiance nocturne ou matinale. C'est en effet un itinéraire qui va du soir où l'on part en mission, à la nuit où l'on travaille et au petit matin des villes des gares ou des lignes de chemin de fer où le jour révèle peu à peu le travail de la nuit. (d'où le nom des toiles : de noche ou por la manana) |
On dit souvent du tag qu'il est une salissure. Eux dans leur jargon parlent de déchirure, comme une blessure, un coup d'épée ou un coup de couteau dans le mur.

Peu importe, il est l'essai d'une nouvelle écriture née dans le métissage des villes et ce mélange de cultures et de sensibilités. . . expression de ce que nous sommes devenus.
Une nouvelle écriture où se mélangent l'Inde, l'Orient, la culture arabe et noire, avec toutes ses sensibilités que l'on retrouve dans la culture hip hop et sa musique, le rap, le breack, les tenues… "
Il continue en parlant des supports de ces peintures :
" … les ponts, les usines, les friches industrielles abandonnées, symbole de l'effondrement des pans entiers des lieux habituels de travail et de lien social dont nous sommes témoins. Le monde de la financiarisation détruit toute une civilisation antérieure et les graffs peuvent être lus comme des cris, les cris de ceux qui veulent la vie en couleur et non sans cesse marquée par le chômage et la tristesse. "
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Et
pour terminer je voudrais Un tableau qu'il a
peint pour " Le tombeau vide
", Et j'ai entendu
Maurice dire |
" Cette usine faisait du très beau papier, capable de porter des œuvres d'art, des poèmes, un matériau noble qui grandissait les travailleurs comme les lecteurs. "Le vendredi saint 2001, lors de la dernière assemblée générale des travailleurs, le délégué syndical dans son discours final dit : " Job n'est plus dans ces bâtiments, désormais, c'est nous tous, Job vivant " Maurice a vu ces deux banderoles, blanche et rouge, qui traînaient dans cette usine vide comme le linceul dans le sépulcre du Christ et dit : "c'était comme une résurrection, une ouverture sur l'avenir".
À la manière de François, il savait chercher... Celui qui
nous précède...
Il aimait beaucoup ce tableau de Zurbaran, il s'en inspira pour en
offrir un à ses frères...
Tableau qui est aujourd'hui pour eux leur plus beau souvenir.
![]()
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Mais il y a un évènement qui va marquer profondément la vie de Maurice, comme de beaucoups d'entre nous, la mort d'André Jarlan, 3 Septembre 1984. Un grand ami, un prêtre, qui comme lui avait mis toute sa vie au service du monde ouvrier. Il était parti donner un coup de main, auprés des ouvriers du Chili ...c'était du temps de Pinochet ..! il fut retrouvé ...mystérieusement assassiné.?... à sa table de travail et de prière.
Un bouquet de trés belles fleurs !..pour honorer ce lieu !

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...sans oublier la Montagne Noire et ce
village |
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Mais qui prétendrait rassembler les milliers de petits dessins ou de tableaux exécutés par notre frère Maurice.? Tout lui était occasion de prendre crayon, bic ou pinceaux pour évoquer le quotidien ou faire plaisir à ses frère et à ses innombrables amis rencontrés...?
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...Innombrables ...et presque toujours ...signature d'un et de faire plaisir ! |
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......Expo virtuelle Maurice Puech |
Ceux qui le souhaitent,
voudront bien
nous prèter cellesqu'ils détiennent, juste le temps de les scanner...
le plus simple est de nous envoyer le scan :
freres@capucinstoulouse.com.
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Deux ados sur fond de Cité |
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Pour la
rencontre Européenne de Juin 2001Merci