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Qui sont-ils ? |
et en 2me partie: ce qu'ils sont aujourd'hui, en France et dans le Monde
Des frères qui, un jour de leur jeunesse, ont cherché, comme tant d'autres, à donner un sens à leur vie... Ils ont rencontré Saint François.
Un pèlerinage. Un film, une lecture, sa vie, ses écrits...pour d'autres ce fut après une longue recherche, semée de déceptions, de vides, et de recommencements, ou plus simplement, la rencontre d'un frère, ou encore dans la prière, une prise de conscience des besoins de ce monde, dans lequel ils étaient appelés à vivre...
Aucun ne pouvait imaginer alors, ce que serait sa vie, quel serait son travail, les frères qu'il serait appelé à rencontrer à servir et à aimer, le pays où ils auraient à vivre... Aussi pour la plupart de ceux d'entre nous, qui aujourd'hui, sont arrivés à l'âge de la retraite, c'est avec un certain émerveillement qu'ils se souviennent des chemins parcourus et des circonstances qui les y ont conduits.
Mais le jour où Saint François a quitté la maison paternelle, pouvait-il imaginer que deux ans plus tard, des jeunes comme lui le rejoindraient, et qu'ensemble ils ne formeraient qu'une seule famille, qui va s'étendre à travers le monde et traverser les siècles?
Qui
était François ?...
François était le fils d'un riche marchand drapier. Il naquit à Assise en 1181.
Au baptême
il reçut le nom de Jean, mais son père, Pierre Bernardone, était
à ce moment là en voyage d'affaires, en France. "Il
s'appellera "Francesco" décida-t-il à son retour:
"le petit français". Le début du XIII me siècle était,
comme le nôtre, en plein changement.
À cette époque les cités commerçantes
s'affranchissaient les unes après les autres, du pouvoir féodal.
Elles s'érigeaient en communes autonomes, et voulaient conduire,
elles mêmes leurs affaires...
François grandit dans ce monde en plein changement, où l'on respire un air de liberté, mais aussi de rivalités, où le seul moyen de réussir, est d'être plus malin que les autres. Trés tôt, François est associé au commerce paternel, il a tout l'argent qu'il veut et le dépense sans compter, en fêtes de toutes sortes, auxquelles il invite très largement ses amis. Un joyeux compagnon, avec qui il fait bon vivre!.. François nourrit de grandes ambitions. À 16 ans, il rêve de gloire militaire, à 18 ans, il s'enrôle dans la milice communale qui oppose Assise, sa ville natale, à Pérouse, la ville voisine sa rivale.
Mais fait prisonnier, il revient à Assise, un an aprés, avec une santé délabrée. Il tombe malade. S'ouvre alors, dans sa vie une période de solitude et de réflexion. Quand enfin, il retrouve ses forces, ses premières sorties le conduisent vers les petites églises abandonnées de la campagne d'Assise. À Saint Damien, il passe de longues heures devant cette belle image du Christ byzantin... |
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=_= | . . . .Deux
regards se croisent... "Dieu très haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon cur".. Un flot de vie, un courant d'amour envahit le cur de François... Pendant deux ans, il mène une vie d'ermite, il quête sa nourriture, et pour obéir au Christ de Saint Damien, il travaille à la restauration de plusieurs chapelles délabrées de la région: "Va répare ma maison qui tombe en ruine..!" ...et voici que ce courant d'amour l'entraîne vers les plus déshérités... Il ose maintenant aller chez les lépreux et il embrasse l'un d'entre eux. Il comprit que tout homme, petit ou grand, faible ou puissant était son frère, le cadeau du Seigneur. |
Il se rend maintenant
dans leur léproserie et les soigne avec amour, Pierre
Bernardone ne reconnaît plus son fils. |
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Cité devant le tribunal de l'Évêque d'Assise, François rend tout à son Père, l'argent et aussi ses vètements.
François est désormais libre. Vêtu d'une pauvre tunique, il s'en va tournant le dos à l'argent, au pouvoir aux honneurs, sans y attacher plus d'importance que les cailloux du chemin. Il est mystérieusement porté par un grand souffle de louange. L'Évangile de la pauvreté va de pair, chez lui, avec l'Évangile de la louange. Pendant deux ans, il mène une vie d'ermite.
Il faudra attendre la lecture de l'Évangile de l'envoi des disciple en mission, pour que tout s'éclaire : "Allez, je vous envoie comme des brebis parmi les loups. N'emportez ni or ni argent ...en quelque maison que vous entriez, dites "Paix à cette maison".
| Dans l'esprit de François, c'est l'illumination: "Voilà ce que je veux, voilà ce que je cherche". Il ira ainsi de par le monde, comme les disciples envoyés par le Maître, sans or ni argent, démuni de tout; | ![]() |
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et comme eux il annoncera la Paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes, et des hommes entre eux. Dans ce monde déchiré, il sera un messager, un artisan de Paix. Projet audacieux, dans sa simplicité. |
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"Le Seigneur me donna des frères", à vrai dire, François ne songeait nullement à fonder un Ordre religieux ni à réformer l'Église, il voulait simplement suivre de près le Christ. Très vite cependant les jeunes, attirés par son bonheur et sa joie de Vivre, viennent à lui. Et François les accueille, comme des frères que le Seigneur lui envoie. Un grand moment dans sa vie !
Ici commence l'aventure franciscaine. C'est en fraternité qu'il vivra l'idéal évangélique... dans le plus complet dénuement, mais aussi dans la joie de la fraternité et la louange du Seigneur. Pour vivre, ils travaillaient volontiers chez les gens, dans des emplois méprisés. Certains allaient soigner les lépreux. Tous avaient le souci d'être des artisans de paix. Et leur nombre ne cessait de croître.
... Sept siècles ont passé..!
Et si aujourd'hui, les temps et les manières de vivre ont changé, c'est toujours le même Esprit, la même certitude qui taraude le cur :
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- - | Sans autre
avoir, que notre foi et notre amour, Il nous invite à nous mettre à son écoute, dans la prière, .
. . et il nous envoie, aujourd'hui plus que jamais... |
" Dieu trés haut et glorieux " viens éclairer les ténèbres de mon cur; " Donne- moi une foi droite, une espérance solide, "et une parfaite charité; "
Donne- moi de sentir et de connaître, |
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Quand nous avons frappé à la porte des Capucins de Toulouse, pour nous retrouver avec d'autres jeunes, empoignés au cur par la même volonté de suivre le Christ, à la manière de François... aucun d'entre nous n'aurait pu imaginer qu'il passerait 50, 42, 36 ans, de sa vie en terre d'Afrique... et donc qu'il aurait à découvrir d'autres langues, d'autres cultures... ou encore qu'il serait pendant 10 ans au service d'une paroisse de banlieue, ou pendant 20 ans aumônier de prison...
et... pas plus lui que ses frères n'avaient imaginé, que pendant 15 ans, ils pratiqueraient l'itinérance, parcourant la France en auto-stop, du Nord au Sud, d'Ouest en Est pour aller prêcher missions ou retraites, et qu'ils finiraient par s'insérer en Monde Ouvrier, partageant la vie des plus pauvres, dans des banlieues populaires, travaillant de leurs mains comme électricien, maçon, chauffeur de poids lourds ou infirmier...... et que pour défendre les immigrés, leurs camarades de travail, deux d'entre eux seraient obligés d'étudier le droit du travail, pour les représenter et défendre leurs droits devant les instances juridiques
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et prud'homales... ou cet autre qui, après 20 ans des ministères les plus divers, rencontra des manouches, les aimant jusqu'à devenir leur frère trés cher, leur confident pour devenir l'avocat de toutes leurs détresses, auprès des instances juridiques, municipales et régionales... |
. . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . Ce capucin de Toulouse eut
été encore plus surpris... si on lui avait dit que pour
s'être passionné, durant ses études, pour les Saintes
Écritures, se retrouverait professeur, les enseignant
oralement certes, mais aussi par écrit, à travers des
livres et autres revues spécialisées avec lesquelles il
continue de publier... - et que son amour de la musique, ferait de cet autre frère, un organiste de talent, finalement un professeur de musique sacrée, mais aussi un spécialiste et un conseiller auquel les facteurs d'orgues de la région savent faire appel, avides de ses conseils, bénéficiant de sa compétence : www.ict-toulouse.asso.fr/ims/site/025.html |
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Aujourd'hui , l'âge de la retraite venue, tout en se réjouissant de l'ordination de deux nouveaux frères, une nouvelle forme de disponibilité permet à chacun de nouvelles formes de service, compatibles avec la vie fraternelle et les besoins de l'Ordre ou du Diocèse. Si à Toulouse, l'un de nos nonagénaires, est désormais limités dans ses activités par une santé fragile, les nombreux liens d'amitiés se poursuivent à travers correspondance et accueil de tant d'amis rencontrés ! Ils sont heureux de pouvoir et de consacrer davantage de temps à la prière, continuant de s'unir à celle de leurs frères, quatre fois le jour, dans le petit oratoire conventuel. Les autres continuent dans les activités qui étaient les leurs, autant que le permettent leur âge et leur santé. Rencontres cuméniques, prédications, animation et visite de telle ou telle fraternité séculières franciscaines, et autres groupes de prière...
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.. | . . . .Dans notre chapelle l'eucharistie est célébrée tous les soirs en semaine, à 18h30. Le dimanche matin à 10 heures la célébration rassemble une centaine de fidèles, heureux de partager la Parole de Dieu.( http:Wap.evangelizo.org ) Les confessions sont assurées régulièrement dans deux paroisses et des aides ponctuelles leurs sont apportées, suivant leurs besoins. |
| . . . . . . . . .La messe quotidienne du Monastère des Clarisses est assurée par l'un d'entre nous, et notre maison est heureuse d'accueillir ceux de nos frères qui travaillent encore à nos missions du Tchad et de RCA, éventuellement quelques frères ou prêtres africains qui viennent à Toulouse compléter leur formation...ou apprendre le français..! . . . . . |
| Une paroisse
rurale du diocèse, Villemur, prise en charge par le Père
Philippe Bachet, qui continue d'animer des sessions de
musique liturgique: Des liens se poursuivent avec l'ACAT, Justice et Paix, Franciscain International. |
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Enfin une
manière nouvelle nous étant offerte aujourd'hui, pour rester en
lien et travailler avec différents organismes par
l'informatique, permet à votre serviteur, de vous faire
partager, ce Bonheur qui nous fait vivre. Merveilleux instrument
dont il se sert aussi pour "Garder Mémoire de ces Justes",
qui ont choisi de tout risquer pour sauver de la barbarie nazie
et de la mort des milliers d'hommes de femmes et d'enfants.
www.PereMarieBenoit.com
___ www.SousaMendes.com
La célébration des 60 ans de la libération des camps d'Auschwitz, Birkenau était une nouvelle occasion de célébrer leur courage, leur foi, leurs engagements de chrétiens
Notre adresse:
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Les Capucins aujourd'hui
Dans le monde : Les Capucins
En France et en Europe suite!
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Réseau de la famille franciscaine en monde populaire Vingt
surs et frères et une laïque de la famille
franciscaine, en lien avec le monde populaire se sont réunis
le week-end de la Toussaint. Nous habitons des quartiers
populaires, fréquentons des familles en difficulté,
avec souvent des étrangers comme voisins, participons à
des associations de défense des immigrés ; quelques-uns
travaillent comme salariés. Notre partage de ce mois de
novembre 2007 a été lourd de toute la souffrance d'une
population et le cortège était long des détresses
rencontrées : précarité, logement, violence
quand des richesses scandaleuses s'étalent en public. Ce
qui nous a frappé, c'est de constater comment la
situation se détériore entraînant peur et désespérance.
Nous sommes témoins directs de cette dégradation ; nous
voyons la société évoluer et remplacer les valeurs de
dignité de la personne, d'engagement collectif, de
solidarité
par le profit, la consommation à
outrance et la compétition. Nous voulons attirer l'attention de tous les membres de la famille franciscaine sur ces situations qui se dégradent et nous supplions nos fraternités et nos congrégations de se laisser interroger par cette pauvreté qui augmente. Allons-nous sensibiliser les jeunes de nos groupes pour qu'ensemble nous puissions nous rapprocher de ces populations ? Les messages de nos responsables nous ont souvent rappelé que les disciples de François ont leur place auprès des personnes âgées, des émigrés, des sans papiers ? et aussi avec tous ceux (et parfois ce sont les mêmes) qui mettent un peu de lumière dans ce sombre tableau, tous ceux qui ont le courage d'envisager un avenir. Nous sommes témoins que des hommes et des femmes se mobilisent pour créer des espaces d'amitié et de paix, donner la parole à ceux qui ne l'ont jamais, dialoguer avec des Musulmans ou ouvrir l'évangile avec des gens qui n'ont jamais mis les pieds dans une église. Nous croyons à la force que peut être l'évangile pour changer la société. " On peut légitimement penser que l'avenir est entre les mains de ceux qui auront su donner aux générations de demain des raisons de vivre et d'espérer " disait le concile (L'église dans le monde, n°31). Il y a urgence. |
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Le Chapitre des
nattes
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Dans le
dernier N° de Liens Fraternel (Automne 2007), Nous délégué(e)s de la conférence Européenne de Prêtres Ouvriers venant de Grande Bretagne , de Belgique, de France, d'Espagne, d' Italie et d'Allemagne, nous soutenons les multiples contestations et résistances contre le Sommet du G8 à Heiligendamm. Faire de l'Europe une forteresse et admettre la mort de milliers de réfugiés chaque année, trouve sa prolongation dans le mur qui entoure le Sommet. ~C'est contre l'idée des évènements de Pentecôte décrits dans la Bible, de construire des murs autour de soi et de rejeter ainsi les autres. De plus toute contestation contre le gouvernement mondial autoproclamé des 8 pays les plus puissants est réprimée et assimilée au terrorisme. Pendant ce temps s'accroît une année sur l'autre le nombre d'êtres humains qui se voient privés de leur dignité et du fondement de leur vie par la mondialisation capitaliste. La force libératrice d'une pensée et d'un agir alternatif se nourrit entre autres pour nous de l'Évangile, pour d'autres des sources de différentes formes de foi à travers le monde entier. ENSEMBLE avec les nombreuses initiatives, groupes, mouvements, syndicats et Églises, qui se sont réunies en ces jours pour le Sommet Alternatif à Rostock et Helligendamm, nous exigeons: - La démocratisation
de la société, - La garantie d'une existence humainement digne pour chaque personne vivant en Europe ou ailleurs dans le monde, comme signe de l'égalité de tous les hommes au lieu de la division entre pauvres et riches. - La création
et le développement d'espaces alternatifs ouverts au
plan local Otford/Kent Angleterre Pentecôte 2007-05-30 |
Un nouveau Gouvernement pour la France, nos inquiétudes:

http://www.ccfd.asso.fr/ewb_pages/d/doc_1098.php
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Chapitre Général (Août-Sept.) 2006 |
Ministre général, général:
fr. Mauro Jöhri (Province de Suisse)Vicaire général: fr. Felice Cangelosi (Prov.de Messine): Le nouveau Définitoire
général fr.
Vicente C. Kiaziku (Vice province dAngola): Le Jeudi 7 septembre 2006 |
La Paix
maintenant ! Qui oserait y croire ?... Collectif
pour www.2peuples2etats.org |
Vous pouvez signer cet appel sur le site : www.appelprocheorient.com/index.php
Contacts :
Anne Bonnefont (Secours Catholique) 01 45 49 74 93
Véronique de la Martinière (CCFD) 01 44 82 80 64
Frédéric Carillon (Cimade) 01 44 18 72 63
Associations signataires de cet appel : ACAT (Action des chrétiens pour labolition de la torture), CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement), Cimade, Justice et Paix, Pax Christi, MIR (Mouvement international de la réconciliation), Secours Catholique / Caritas France.
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... de la
famille franciscaine
Il a eu lieu à Blois du 28 Avril au 1er Mai 2006
En 1219 François réunissait ses frères pour un premier chapitre des nattes. Huit cent ans plus tard, des laïcs, des religieux (capucins, franciscains, conventuels), des clarisses, et des franciscaines, tous agés de moins de 45 ans, vivant de la spiritualité de François et de Claire d'Assise, se sont retrouvés ainsi au Foyer N.D. de la Trinité.
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"Cette initiative vient des jeunes, de leur désir de penser que la famille franciscaine ne comprend pas seulement les religieux, mais l'ensemble de ceux qui trouvent, dans la spiritualité franciscaine, leur chemin", insiste Sur Elisabeth Houssay, provinciale de franciscaines missionnaires de Marie, présente au nom de toutes les congrégations de vie apostolique. |
Ces moins de 45 ans représentent, en fait, plusieurs générations. On bénéficie à la fois d'une parole neuve, d'une attente idéaliste, et du pragmatisme des plus agés", reconnait Frère Éric Bidot, capucin, membre du comité de pilotage de ce week-end.
| Venus pour
prier et se ressourcer, tous ont également échangés
sur la complémentarité qui existe entre les différents
ordres franciscains et ont essayé de se situer,
ensemble, dans leur mission au service de l'Église et
dans la société. La force de cette rencontre a résidé dans sa gratuité: "Nous n'avions ni programme ni plan d'action. Nous avons vécu un appel, tous ensemble, à garder l'unité dans le lien de la paix", insiste Frère Bidot. Ce n'est d'ailleurs pas pour être rassurés que tous ont répondu présent à cette rencontre, comme le résume sur Sylviane, clarisse du monastère de Mur-de-Barrès (Aveyron). Je n'avais aucune attente particulière en venant, sourit-elle, si non de passer un temps gratuit avec des gens compètement différents mais rattachés, comme moi à François et Claire." |
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Malgré la periode morose que traverse la société française, comme Bruno Frappat, président du groupe Bayard, l'a rappelé dimanche, l'atmosphère était sereine.
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"Il
n'y a pas d'avenir pour l'homme",
a-t-il rappelé. "Tout est possible, dans la mesure où il y a cette sérénité pour voir lucidement notre réalité d'ordre ancien confronté aux besoins de la société" poursuit de son côté Frère Bidot. Le terme de famille a interpellé beaucoup de participants. En arrivant, certains ne parvenaient pas, ou plus à y trouver leur place. "En tant que clarisse, avec notre vie en retrait, radicalement différente, je craignais d'être mise de côté", avoue Sur Sylviane. |
Mais la diversité d'une famille permet de rester soi-même dans la vitalité d'un tronc commun." Chacun s'est ainsi réapproprié la spiritualité fondatrice d'Assise : la paix et l'unité. "Faire communion les uns avec les autres ne signifie pas faire l'amalgame. Le visage de François et de Claire a différentes facettes" ajoute Sur Chantal, franciscaine des Petites Surs de Saint François d'Assise à Chelles (Seine et Marne). Les rencontres sont porteuses de vie. Sur Chantal en est convaincue: "Nous avons vécu un appel ferme et tranquille à témoigner. Le Seigneur nous envoie vers nos frères." Chacun à sa manière, trés différemment : dans la prière pour les clarisses contemplatives; dans leurs relations avec le monde pour les autres frères et surs.
Cette initiative des "jeunes" de la famille franciscaine a été largement soutenue par les supérieurs. Quatre témoins, représentant les différents ordres ont assisté à ces rencontres. Plus qu'une permission, c'est un trés fort encouragement qu'ont donné les supérieurs... Jean Favreau, laïc, responsable national des Fraternités séculières, est prêt à leur apporter ce réconfort: "Je ne connais pas de jeune laïc ou religieux qui n'ait besoin d'un frère ou d'une sur comme témoin, pour l'aider à grandir. Pour Cyril Markt, laïc franciscain, en fraternité depuis presque dix ans et père de deux enfants, c'était important: "Nous formons une même famille spirituelle et nous sommes réunis pour construire quelque chose ensemble". Sur Élisabeth voit dans ce rassemblement un éveil prometteur: "C'est une famille, un corps dont ils prennent conscience. Nous sommes le pont, le lien, mais eux ont trouvé leur chemin."
Le passage de témoin est donc en route. "Tous ces jeunes l'ont bien compris. "Nous devons leur dire qu'ils ont pris le bon chemin, ils peuvent donc y aller" assure Sur Claire Élisabeth.( À partir de l'article de Marie-Emilie Colle - La Croix 3 Mai)
Pour plus
d'informations : Missions Franciscaines - Septembre 2006
32 rue Boissonade. 75 014 Paris
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. ........ .Porto
Alegre, Brésil |
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Conférence internationale Justice Paix Ecologie Porto Alegre (Brésil) a été du 13 au 18 mars 2006, le siège de la conférence internationale organisée par la commission internationale JPE sur le thème : "Fraternité évangélique, justice économique et lutte contre la pauvreté". Le Ministre Général, des définiteurs et presque 60 frères délégués de différentes circonscriptions de lOrdre se sont réunis pendant cette semaine pour des temps de connaissance mutuelle, dinterventions personnelles et de présentations dexperts sur des aspects tels que les structures et mécanismes de la pauvreté; la justice économique et la lutte contre la pauvreté selon la Doctrine sociale de lEglise; lapprofondissement de certaines dimensions de notre vie en vue de donner une réponse franciscaine aux défis de la pauvreté; la rencontre avec les réalités et les situations locales pour arriver à formuler des propositions-conclusions et les communiquer à tout lOrdre dans un langage clair. Etaient également prévus des temps de témoignage sur des formes de vie et des activités pouvant ouvrir des perspectives davenir à lOrdre. La rencontre de Porto Alegre met fin à un cycle de trois conférences internationales sur les thèmes de la justice et de la paix, qui a commencé à Addis Abeba, Ethiopie (Notre fraternité évangélique dans un monde multi-ethnique), et sest poursuivi ensuite à Nagahuta, en Indonésie, (Le dialogue inter-religieux face à la montée des fondamentalismes) |
~~~~~~~~~ Journée du lundi 13 mars 2006 ~~~~~~~~~~
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Les frères
David Couturier (Province de New-York-Nouvelle-Angleterre,
John Corriveau, ministre général, et Cleonir Dalbosco (Province
de Rio Grande do Sul) vicaire provincial ont souhaité la
bienveue aux 53 participants et rappelé les objectifs
essentiels de la rencontre. La conférence de João Pedro Stédile a porté sur les structures qui engendrent la pauvreté. Il est directeur national de l'important mouvement brésilien des sans terre (MST) et y travaille depuis une vingtaine d'années. |
Il a donné une vision générale des diverses structures économiques en insistant davantage sur le rôle des multinationales dans la production alimentaire mondiale et les conséquences sur la vie des paysans à travers le monde ainsi que sur les dangers de la destruction de la planète.
| Dans une deuxiéme conférence, le brésilien Iñacio Neutzling, jésuite, a analysé les mécanismes qui génèrent la pauvreté. Il a examiné la réflexion de l'Église sur la révolution industrielle, le capitalisme et le socialisme. Nous sommes passés de la rareté à un monde d'abondance. Aujourd'hui, la pauvreté est le résultat de l'abondance et non plus de la rareté. La modernisation industrielle satisfait des besoins de l'humanité mais crée de plus en plus de personnes sans travail. Les ménacismes de cette modernisation ont coupé l'économie de valeurs telles que l'égalité, la liberté, la justice sociale, la fraternité. Selon le père Iñacio, il faut construire une alternative économique qui intégrent ces valeurs fondamentales. | ![]() |
Le reste de la journée, les participants, en quatre groupes de travail linguistiques différents, ont échangé sur les mécanismes et les structures d'une nouvelle économie fraternelle dans nos juridictions respectives. ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Journée du Mardi 14 Mars
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Le frère évêque Orlando Octacilio Dotti, capucin, évêque retraité du diocèse de Vacaria, dans l'État de Rio Grande do Sul, a été invité à apporter sa réflexion sur la doctrine sociale de l'Église et la justice économique. Le frére Orlando a participé à plusieurs comités épiscopaux de la conférence des évêques du Brésil sur la pastorale sociale, de la terre et la pastorale ouvrière. Il a été l'un des rédacteurs du chapitre sur "l'option préférentielle pour les pauvres" de la conférence des évêques latino-américains de Puebla en 1979. Le frère Orlando a insisté sur le rapport entre les lois de l'économie et l'éthique mais a surtout attiré l'attention sur le fait que la personne humaine est sujet, fondement et fin de la doctrine sociale de l'Église. |
| Deux réalités sont confrontées. D'une part, la beauté de la réponse chrétienne en regard de l'homme qui vit en société et, d'autre part, l'injustice des systèmes économiques générateurs d'inégalité et de misére. Pour terminer, le frére Orlando a présenté 7 défis parmi lesquels: celui de la globalisation du marché et de la globalisation de la solidarité, celui de ne jamais cesser de réclamer le respect des droits humains, la logique du libre marché qui menace l'environnement, comme fréres mineurs capucins, nous avons opté de vivre "sans propre" mais nous devons gérer couvents, églises et autres propriétes. | ![]() |
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Enfin, dans
notre solidarité avec les pauvres, ne jamais oublier que
ce sont eux qui sont protagonistes de leurs luttes. Le frére Yves Soudan, franciscain, travaille à Franciscains International à Genève et enseigne à l'Institut des Droits Humains de Lyon en France. Il a situé le contexte de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en lien avec la pauvreté et la justice économique. Il a évoqué la responsabilité première des Etats mais surtout insisté sur la signification des droits de l'homme pour les plus pauvres. |
À la fin des deux conférences, le frére John Corriveau a insisté sur le fait que la pauvreté personnelle basée sur l'austérité peut nous faire vivre en pauvre mais qu'il nous faut absolument élargir notre vision de la pauvreté. L'Eucharistie a mis fin à cette journéede travail. Dans l'aprés-midi, les groupes de travail ont réfléchi à partir de deux questions: quelles sont les situations d'extrême pauvreté dans nos régions respectives ? Comment notre compréhension et notre expérience de fraternité évangélique et d'économie fraternelle peuvent être une contributionà l'élimination des formes de pauvreté ? Durant cette rencontre du SEJUPE quatre groupes, subdivisés selon les langues espagnole, française, portugaise et anglaise.
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Journée du Mercredi, 15 mars 2006
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À mi-chemin
de la rencontre et aprés avoir savouré un menu typique
du sud du Brésil et apprécié la musique de cette région,
dans un restaurant Churrascaria de la ville, hier soir,
ce matin, les participants abordent la question de la réponse
capucine face à la justice économique. La journée a commencé par une conférence du frére Prudente Nery, capucin, professeur de théologie et ancien provincial de la province de Minas Gerais (Brésil). Il a situé avec clarté le rôle des pauvres dès les premiéres années de la vie de capucins dans l'histoire, expliquant le pourquoi de l'affirmation suivante lors d'un premier chapitre de l'Ordre: |
s'efforcer d'avoir constamment "les yeux ouverts de la charité discrète". Il a terminé sa conférence en affirmant qu'en ces temps où les chrétiens d'aujourd'hui sont massivement portés à porter la main sur leur coeur en fermant les yeux dans une sorte d'intimisme stérile, il est plus que nécessaire de nous rappeler l'avertissement de nos premiers frères capucins: "efforcez-vous tous d'avoir bien ouverts les yeux de la discrète charité."
Durant le reste de la matinée, le frére Emilio Gavarrete (Vice-province Guatemala-Honduras-El Salvador) nous a partagé son expérience de vie avec deux autres fréres dans une région isolée du Honduras où habite le peuple indigène Leneas, dont il est lui-même membre. Grâce à Franciscains International, il a pu apporter sur la place publique mondiale les injustices et les dénis des droits fondamentaux dont est victime le peuple Leneas.
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Au Brésil, le frère José Deon a expliqué la présence et le rôle des capucins dans l'organistion et la prise en charge de personnes qui ont mis sur pied une entreprise de collecte et de recyclage de déchets. Le frère Devasia Madakal (Inde) a parlé du travail de frères capucins avec la caste des intouchables (Dalits) et de leur contribution pour mettre fin au travail et au mariage forcé des enfants. Enfin, le frère Joseba Bakaikoa Escala a présenté la réponse de capucins face aux personnes basques qui sont les plus sans défense. |
Tout l'aprés-midi a été consacré aux suites de la déclaration du document "Le cri des pauvres en Afrique" du dernier chapitre général. Le frére Vicente Kiaziku, définiteur général, a présenté la souffrante situation des peuples africains ainsi que les lueurs d'espérance. Les 7 frères africains présents au congrès ont parlé de leur pays respectif. Enfin, le frère David Couturier a parlé de l'engagement de la conférence des capucins de l'Amérique du Nord pour rendre plus efficace Franciscains Intenational en Afrique afin que la voix des membres de la famille franciscaine soit mieux entendue dans les instances internationales.
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Journée du Jeudi 16 Mars 2006
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Le Jeudi soir, aprés trois journées d'informations et de réflexions auxquelles nous ont invités nos différents conférenciers: la fraternité évangélique, la justice et l'économie, la lutte contre la pauvreté, les participants à la Rencontre du SEJUPE, ont rendu visite à la Casa Fonte Colombo, centre destiné à la promotion de personnes séropositives-HIV. Ce Centre a ètè fondé en 1999, selon une décision de la Province de Rio Grande do Sul, qui a fait de ce service l'une de ses priorités. |
Cette initiative a reçu une totale approbation du Gouvernement de l'État, celui-ci le présente comme un exemple de dévouement au service des personnes séropositivas-HIV. Là travaillent quatre frères capucins, aidés par un groupe de volontaires, des professionnels laïcs. Le Centre accueille chaque jour une cinquantaine de personnes. Mais 800 personnes trouvent là assistance et réconfort. Au cours de cette journée du jeudi, divisés en trois groupes, les participants ont eu la possibilité de visiter divers centres d' expériences d'économies alternatives.
Un groupe s'est rendu à la Coopérative de recyclage, à Canões. Là travaillent 29 personnes venant de 14 villes. En 1987, un petit groupe s'est réuni, de manière informelle, pour tenter une expérience. Depuis 2003, le groupe s'est organisé officiellement comme coopérative. Là sont recyclés divers matériaux: plastiques, bouteilles, boites de conserves, journaux, cartons, batteries et autres débats. Les 80% de ces matériaux provient des entreprises locales et les 20%, d'écoles et de quelques maisons de particuliers. La propriété et l'administration de la coopérative sont des ouvriers. Le salaire mensuel tourne autour d'une moyenne de 280 réels (monnaie brésilienne). Fr. José Deon (Prov. Rio Grande do Sul) travaille à la coopérative. C'est également lui qui assure les contacts de la coopérative avec les officiels locaux et le gouvernement.
À la fin de la visite fr. John Corriveau, Ministre Général, s'est adressé aux ouvriers, en quelques mots: Vous êtes un modèle d'économie fraternelle. Vous vivez ensemble et bien que vous habitiez dans des villes différentes, que vous soyez de familles différentes, vous vous retrouvez pour travailler.
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Nous aussi également,
comme vous, nous venons de régions différentes pour
vivre et travailler dans une même fraternité. Et
ensuite, fr. John a fait une prière pour les ouvriers et
leurs familles. Un deuxième groupe de frères a visité la Coopérative Univens. Cette Coopérative a commencé en 1996, avec 35 femmes. Elle produit principalement des vêtements et des denrées alimentaires. La Coopérative Univens aide à comprendre les possibilités d'offre et de méthodes alternatives de production, fondées sur le principe d'une juste distribution et du respect de l'environnement et du social |
| Un groupe plus nombreux a visité un groupe de MST (Mouvement des Sans Terre), un mouvement brésilien de familles d'agriculteurs sans terre, qui occupent des terres incultes et développent là un travail agricole collectif. L'occupation légale de la terre, implique fréquemment des motifs de luttes et de changements d'une terre contre un autre terrain. Cet engagement du MST visité par le groupe existe depuis quinze ans. Il s'agit là d'une très grande étendue de terres où 46 familles travaillent en coopérative. Cette coopérative produit de la viande, du lait, des laitages et légumes, qui sont commercialisés sur des marchés locaux. | ![]() |
Les familles vivent de la vente de leurs produits. Ils ont adopté un type de mouvement participatif, où ensemble ils prennent les décisions sur la production agricole, les salaires et la vie interne du groupe.
Durant la soirée quelques uns ont commencé à rédiger
une Lettre Officielle, destinée à synthétiser la réflexion et
les Deux types de réflexion ont été présentées:
- Quels aspects spécifiques désirons nous
souligner ?
- Quelles propositions voulons nous faire, en ce
qui concerne :
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La fraternité évangélique
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La justice économique
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et le combat contre la pauvreté ?
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Ce Samedi matin 18 Mars
La rencontre de Porto Alegre a offert des suggestions pour l'avenir de chaque fraternité de l'Ordre, en ce qui concerne aussi bien les fraternités locales, l'économie fraternelle, que les fraternités locales et les Provinces et l'Ordre.
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Fr. John Corriveau, Ministre Général, ce samedi matin, pendant l'homélie de la célébration eucharistique de fermeture de la Rencontre, il a proposé pour ces réflexions finales: la parabole du fils prodigue, qui peut être lue comme le cri des exclus, qui demandent à partager cette économie d'abondance dans laquelle vivent quelques privilégiés. Le "frère ainé" représente tous ceux qui "ont observé les lois" de l'économie globale de marché et veulent profiter à eux seuls de cette économie d'abondance. Le "frère plus jeune" représente ceux qui voudraient entrer dans ce monde des privilégiés. "Père, j'ai pêché contre le ciel et contre Toi". |
Le Père ignore l'expression de conversion parce qu'il devine que la demande lui est faite pour son propre avantage. De la même façon, le Père ne fait aucun commentaire sur la réponse rigide, faite également par le fils ainé, pour son propre avantage :"Il y a tant d'années que je te sers.." Le Père ne porte aucun jugement sur l'un ou l'autre de ses fils. Mais il n'est pas neutre pour autant, il ne juge ni l'un ni l'autre ! Il offre son plus beau vêtement, celui qui représente sa propre dignité, et le place sur les épaules du fils exclu : "Porte sur tes épaules mon plus beau vêtement .. il lui remet un anneau au doigt... mangeons et faisons la fête !"
En rejetant le Père, le fils s'exclut lui-même. Mais à tous les deux, à l'exclu et au privilégié, le Père annonce une économie d'abondance, dans laquelle il y a abondance pour tous. L'économie fraternelle doit transformer toutes les fraternités en faisant d'elles des images du Père d'abondance. L'attitude du Père est parlante pour un monde, dans lequel la pauvreté n'est pas "une pauvreté de privation" ou "une pauvreté de disette", mais une pauvreté dans un milieu d'abondance. Le Père nous annonce que si nous réussissons à dominer l'ambition et la concurrence, il y aura abondance pour tous.! L'économie fraternelle nous introduit dans le monde du Père. Libérés de la cupidité et de la concurrence, dans notre manière de vivre, nous pourrons goûter la valeur d'une économie fraternelle, nous pourrons embrasser les pauvres d'une même étreinte, annonçant une véritable fraternité, aussi bien aux exclus qu'aux privilégiés et entrer ainsi dans de nouvelles relations, débarrassés de la cupidité et de la concurrence. L'économie fraternelle fera surgir des curs remplis de compassion, aussi bien en nous-mêmes que dans nos fraternités.
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Les Journées du 17 et 18 mars 2006
La troisième Rencontre du SEJUPE, a achevé ses travaux le samedi 18 mars 2006, par la célébration de lEucharistie, présidée par le Ministre Général, fr. John Corriveau. Porto Alegre correspondait parfaitement à lambiance dune telle Rencontre. Un tel lieu peut devenir comme un symbole de notre engagement persévérant pour une économie fraternelle en faveur des pauvres. Les frères présents à la Rencontre ont réfléchi sur les cinq principes dune économie plus juste : la participation, léquité, la transparence, la solidarité et laustérité. Dans une première ébauche de la Lettre ils proposent quelques activités concrètes pour nous aider, comme fraternité de Capucins présente dans un peu plus dune centaine de pays, ils nous invitent à approfondir ce quest vraiment une fraternité évangélique, la justice économique et la manière de continuer à travailler à combattre la pauvreté.
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En effet au lieu de diminuer la pauvreté continue daugmenter à travers le monde. Les pauvres nous voient comme leurs frères. Et nous devons nous engager plus encore, afin que labondance des biens puisse parvenir encore bien davantage à tous les pays où notre Ordre sefforce dêtre présent. Durant les ultimes décennies, lOrdre a élaboré un modèle déconomie alternative et déconomie fraternelle. Cest notre manière dentrer en relation avec linjustice économique partout présente en notre monde. |
Léconomie fraternelle nest pas en opposition et encore moins en concurrence avec les autres manières par lesquelles nous désirons diminuer la pauvreté dans notre monde. Réfléchissant sur les fruits de la Rencontre de Porto Alegre, nous devons commencer par rassembler les différents éléments qui nous permettent de comprendre ce quest vraiment une économie fraternelle de fraternité, vécue en fraternité. Nous devons être solidaires entre nous, comme capucins et solidaires avec nos frères et nos surs pauvres. Comme authentiques frères et authentiques surs, nous devons ouvrir les pauvres à la lumière du regard de Saint François et de Sainte Claire. Nous devons être image despérance pour les plus pauvres des pauvres du monde.
| Sur la photo de côté nous voyons le groupe de travail de langue française. De la gauche vers la droite, dans la première file : Odilon Tiankavana, Giovanni Ferri, Paolo Poli, Gilbert Kambo Yongo e Stefano Dubini. Dans la deuxième file, de la gauche vers la droite : Pierre Viau, Zacharie Kolantrin, Dominique Pacrau et Lorenzo Pasquini. Il y eut quatre groupes de travail subdivisés selon les quatre langues utilisées durant la Rencontre: portugaise, espagnole, française et anglaise. | ![]() |
Aucune réunion internationale ne peut avoir lieu sans la présence de traducteurs compétents. Pour cette Rencontre ont traduit : Charles Sérignat (Prov. Grande Bretagne) pour langlais; Fernando Ventura (Prov. Portugal) pour lespagnol; Paulo Ferreira Valério (Prov. du Nordeste du Brésil) pour le portugais; Aubert Bertrand (Prov. Est Canadien pour le français.
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Sur la photo
de gauche, le groupe de travail de langue anglaise. De la
gauche vers la droite, dans la 1ª file : Manfred Birrer,
Joseph Anil Panamkooden, Devasta Prashanth Madakel,
Tesfay Tebbas, Mathew Parinthirickal, Guido Situmorang.
Dans la 2ª file, de la gauche vers la droite : Tomasz
Wronski, Ashok Gonsalves, Andrei Kiyanga, Tennis Klemash,
Ani Xavier. Dans la 3ª file, de la gauche vers la droite
: Bill Kraus, Cyriac Palakudy, James Boner, Bernd
Beermann, Celestino Arias, Michael Crosby, David
Couturier (Prov. Nova York-Nova Inglaterra). |
Ce dernier a joué le rôle de modérateur de la réunion et nous lui devons cette réflexion de synthèse de la Réunion du SEJUPE: Le vendredi, les délégués ont commencé à élaborer la Lettre avec lintention de traiter en priorité cette crise dinégalité qui se manifeste dans chaque secteur du monde. De plus ils ont présenté quelques suggestions : comment notre économie fraternelle peut offrir un fondement alternatif qui donne espérance et sécurité, non seulement aux pauvres, avec lesquels nous travaillons, mais aussi aux riches qui bénéficient de léconomie de marché, et qui cependant sont conscients et souffrent de cette situation. Les délégués se sont basés sur les CPOs V, VI e VII, mais également sur les enseignements sociaux de lOrdre, que lon trouve dans les Lettres Circulaires de fr. John Corriveau, Ministre Général. La Rencontre de Porto Alegre a offert des suggestions à chaque fraternité de lOrdre en ce qui concerne léconomie fraternelle dans la fraternité locale, dans la Province et dans l'Ordre.
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De Retour au
milieu de nous fr.Dominique Pacreau |
Vie fraternelle, justice économique et éradication de la pauvreté.
" Pendant des années, j'ai rêvé d'être riche. Maintenant, je sais que je ne serai jamais riche, mais j'ai rencontré la dignité et la solidarité et il me faudra très longtemps pour apprécier ma découverte ". Une femme dit cela tranquillement. C'est dans un entrepôt où l'on trie les déchets de la ville. Sur un tapis roulant, les ordures défilent, et de chaque côté, une dizaine de femmes et quelques hommes enlèvent cartons, boites de conserves ou papiers qui seront vendus pour être recyclés. Un frère capucin est avec eux, les mains dans les ordures. Il leur demande d'interrompre leur travail pour nous expliquer la longue lutte qui les a amenés à créer cette coopérative. Elle leur permet de donner un salaire (en dessous du minimum) à des femmes seules ou des chômeurs de ce bidonville. Tous les quinze jours, des camions viennent chercher les marchandises triées et paient " en fonction du marché ". L'argent est partagé entre tous et les décisions sont prises en commun.
C'est à Porto Alegre au Brésil. Dans la semaine du 13 au 18 mars, je participe à la rencontre organisée par la commission Justice et Paix des Capucins, sur le thème de "vie fraternelle, justice économique et éradication de la pauvreté ". Nous avions interrompu nos débats pour aller à la rencontre de quelques acteurs d'une " économie fraternelle " : agriculteurs " sans terre ", association contre le sida, coopératives de fabrique de vêtements ou de récupération de déchets. Ils nous ont sans doute plus appris que les conférenciers.
Ceux-ci furent pourtant fort intéressants. Un représentant des " travailleurs sans terre ", Joao Stedile, nous a aidés à voir le monde capitaliste actuel comme le voit les paysans du Brésil qu'on arrache à leur terre. Un capitalisme contrôlé par les banques et la finance, qui démantèle les cultures locales, crée le chômage et expulse les agriculteurs de leur terre pour implanter des productions à haut rendement. Ce modèle néo-libéral est en crise, certes, depuis quelques années, mais n'en devient-il pas encore plus dangereux, en faisant appel à l'industrie de la guerre, pour démarrer un nouveau cycle de production et de profit ?
Un jésuite, Inazio Neutzling, conseiller pastoral des travailleurs ruraux du Rio Grande do Sul (état du sud du Brésil) vient nous parler des mécanismes qui engendrent la pauvreté. Tout est " marchandisé " dans la société d'aujourd'hui y compris l'expérience spirituelle. C'est la première fois dans l'histoire où la surabondance de biens pourrait facilement nourrir toute l'humanité et pourtant le nombre de pauvres ne fait qu'augmenter. Non seulement la générosité ne suffit pas à combler l'écart entre les riches et les pauvres mais, à l'exemple du riz gratuit dont quelque organisme international inonde un pays d'Afrique, elle peut empêcher l'agriculteur autochtone de vendre sa propre récolte. Ce fut un appel pressant à comprendre ce qui se passe et à prendre de la distance avec le modèle économique dans lequel nous vivons.
Un évêque capucin brésilien, Don Orlando Dotti, petit et humble comme Helder Camara, vient nous partager quelques réflexions théologiques nourries de son expérience : mondialisation, droits de la personne, rapports de l'Eglise avec les états Une vie austère est une critique du consumérisme ( " évêque, je n'ai pas de téléphone portable, je peux très bien m'en passer " ) mais ça ne suffit pas ; notre austérité ne change pas la vie des pauvres. Notre mission est de vivre avec eux, de leur donner la parole, d'agir avec eux (jamais pour eux ), de ne pas avoir peur de critiquer le système en place et de proposer cette utopie de la foi, même si nous-mêmes la vivons très mal.
Un franciscain français, Yves Soudan, permanent à Franciscain International, fait l'historique des " droits de l'homme ". Il interroge fortement les habitants des pays riches sur leur responsabilité. Laissons-nous, ici et ailleurs, nos entreprises violer les droits de l'homme ? Prudente Nery, provincial capucin du centre du Brésil, fait appel à notre propre histoire. Les premiers fondateurs des Capucins étaient partis dans la montagne pour être ermites. C'est la peste qui les ramène dans les villes, car il n'était pas possible que les malheurs de leur époque soient étrangers à leur vie. Dans l'histoire, des frères ont toujours tenté de répondre aux besoins de leur époque. Le défi nous est lancé.
Cette conférence de Porto Alegre était animée par le frère David Couturier (Etats Unis), ancien président de Franciscain International. Cinquante quatre frères représentaient toutes les conférences de l'Ordre et les témoignages de quelques-uns ont marqué l'assemblée.
Les frères d'Afrique ont répercuté " le cri du pauvre " lancé au chapitre général de 2000. Ils ont partagé quelques expériences d'actions qui prennent à bras le corps les problèmes de ce continent : distribution de semence en Côte d'Ivoire, éducation civique au Congo, formation contre le sida en Tanzanie, association d'aide aux familles à Madagascar Un polonais raconte la vie d'une communauté de trois frères vivant avec les sans-abris. Un indien décrit la participation des Capucins dans la mise en place de micro-réalisations : petites banques, petites industries laitières ou la formation contre le travail des enfants et pour l'éducation des femmes. Joséba du pays basque parle du travail social à Bilbao.
Le témoignage
d'Emilio du Honduras mérite d'être raconté plus en détail.
Après la guerre au Salvador où des frères ont été torturés,
trois sont partis vivre au Honduras dans une tribu qui comprenait
une bonne trentaine de villages. Cette région est à onze jours
de voyage de la capitale ; ni écoles, ni hôpital, bien sûr.
Quand les leaders de la communauté revendiquent leurs droits,
ils sont systématiquement tués ou emprisonnés. Quelques gros
propriétaires sans scrupules, s'accaparent des terres travaillées
depuis toujours par ces paysans qui n'ont jamais clôturé leurs
champs et ne peuvent pas montrer d'actes notariés de propriété.
S'ils protestent, les " gros bras " se chargent d'eux.
Ni le gouvernement, ni l'Eglise ne s'inquiétaient de cette
situation. Les frères vivent avec eux, sans charge paroissiale,
dans une maison au toit de paille, travaillant comme ils peuvent.
" Les gens sont si heureux de notre présence qu'ils nous
apportent souvent de quoi manger ; c'est d'eux que j'ai appris la
solidarité. Et notre enseignement n'a fait que souffler sur la
braise, car ils sont très spirituels et ont une profonde vision
de l'évangile. "
Les frères aident les habitants à se rassembler
pour mettre en commun leurs connaissances. Un ancien, témoin de
la sagesse ancestrale, est toujours présent aux rencontres. Sont
mis en place des ateliers d'artisanat, d'alphabétisation ou de réflexion
où ils inventent leurs propres outils de développement.
Franciscain Internationl demande au frère Emilio de venir à
l'ONU témoigner de ce qui se vit dans cette région. Il peut
venir à Genève et prend la parole devant une commission des
droits de l'homme. Il parle non comme les fonctionnaires habitués
de ce genre de rencontres mais comme un témoin et dénonce les
expropriations des paysans. " Les ai-je convaincus ? Je ne
sais pas. Les diplomates du Honduras m'ont écouté ; ça a
apporté un peu de soulagement à la région
"
Le frère Emilio conclut avec quelque sanglot dans la voix : " Nous devons partir et sans doute ne serons-nous pas remplacés. Il n'y a pas de frères volontaires pour vivre là-bas évidemment, il n'y a ni l'électricité ni la télévision. Je pleure, mais j'aime que saint François soit descendu de son cheval pour rencontrer le lépreux ; les stigmates, c'est là qu'il les a reçues "
Les débats, en groupe linguistique ou en assemblée générale qui suivaient les conférences ont montré, bien sûr, la variété des situations vécues et aussi la richesse des essais de réponses apportées. Après les CPO n°5 de Garibaldi sur notre présence prophétique dans le monde, n° 6 sur la pauvreté et n° 7 sur la minorité, un nouveau langage est né autour de " l'économie fraternelle ". Des pratiques se mettent en place en contraste avec l'économie de marché et le consumérisme. A Porto Alegre, on n'a rien inventé de nouveau. La lettre aux frères du monde entier que vous trouverez par ailleurs, est un rappel et un appel. Rappel que notre suite du Christ passe forcément par un changement de point de vue sur le monde qui nous entoure et que cela ne peut se faire que par la fréquentation de ceux que le système exclut. Appel à entrer en lien avec tous ceux, et heureusement ils sont nombreux, qui sont sur ce front de la lutte pour la justice et l'éradication de la pauvreté. Nous ne changerons sans doute pas le monde. Puissent nos vies montrer qu'il existe une autre façon de construire une société globalement juste ! Et si Porto Alegre est devenue pour tous ceux qui pensent " qu'un autre monde est possible " le symbole de la lutte contre la pauvreté, deviendra-t-elle pour tous les capucins du monde " le symbole de notre engagement fraternel au service des pauvres ".
Dominique Pacreau

~~ La dernière photo, et la Lettre qu'ils nous
adressent :
http://www.ofmcap.org/fr/doc/porto_alegre-fr.inndd.pdf
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| ...Le baiser au lépreux et le déplacement de François vers la périphérie de la société, furent une dimension essentielle de sa conversion et de son expérience du Christ. Cest pourquoi ce VII me Conseil plénier de lOrdre, fait à nouveau appel à lOrdre, pour renouveler son option pour les pauvres, affirmant que nous devons réaliser progressivement - même à petits pas - un déplacement significatif vers la périphérie de notre société actuelle, pour aller y habiter avec les mineurs daujourdhui, comme lont fait, en leur temps, Jésus Christ, Saint François et les premiers capucins. Conclusion de la Lettre du P.Général, à la suite du Conseil plenier de l'Ordre - CPO VII Lettre du 25 Janvier 2005 - Ce Conseil Plenier s'est réuni à Assise, durant le mois de Mars 2004, mais tous les frères du monde entier pouvaient y participer grâce à Internet.. :http://www.ofmcap.org/viicpo/fr/index.htm vous permet d'en suivre les débats... | ![]() |
Suivez son Étoile - Lettre circulaire N° 25 du 25 Janvier 2006 http://www.ofmcap.org/fr/notizieview.php?id=126